Germaine Kanova – Photographe de guerre | Livre photo

GERMAINE KANOVA

PHOTOGRAPHE DE GUERRE

Editeur ECPAD. Parution le 12 mars 2026

Prix indicatif : 30 €
Prix constaté au moment de la rédaction.

Germaine Kanova (1902–1975) a photographié la Seconde Guerre mondiale en Angleterre, en France et en Pologne. Correspondante accréditée, elle a documenté la Libération, les villes détruites, les civils déplacés et les prisonniers, offrant un regard rare et humain sur cette période.

Ce livre rassemble des photographies prises pendant la guerre, accompagnées de légendes explicatives qui replacent chaque image dans son contexte historique. Il se concentre sur les événements, les lieux et les moments clés de la période, permettant de découvrir le travail de Kanova sur le terrain et son approche documentaire.

La photographie de guerre selon Kanova

Son œuvre capture la vie quotidienne pendant le conflit et les conséquences directes de la guerre sur les civils et les soldats. Chaque photographie témoigne de la réalité des événements, avec une approche à la fois factuelle et sensible.

Qui était Germaine Kanova ?

  • PHOTOGRAPHE DE STUDIO
  • PHOTOGRAPHE OFFICIELLE DE LA FRANCE LIBRE A LONDRES
  • PHOTOGRAPHE AVEC LES MAQUISARDS
  • PHOTOGRAPHE AU SERVICE CINEMATOGRAPHIQUE DES ARMEES
  • PHOTOGRAPHE POUR L’UNRRA
  • PHOTOGRAPHE DE PLATEAU

Au-delà de sa pratique artistique de portraitiste, l’histoire de Germaine Kanova représente une source d’inspiration pour toute personne passionnée par la photographie et/ou par l’histoire. Germaine s’impose d’abord à Londres comme photographe de studio. Son regard singulier capte l’essence de ses sujets dans des portraits vrais, puissants et intemporels.

Son parcours prend une dimension exceptionnelle lorsqu’elle choisit d’abandonner le confort de son studio prestigieux pour rejoindre les forces françaises libres, puis le service cinématographique des armées comme photographe de guerre. Sa caméra devient alors un outil d’histoire : elle documente la progression des troupes françaises, les visages des libérateurs, mais aussi les atrocités du régime nazi, révélées par ses images prises dans les camps de concentration.

Son œuvre témoigne d’un double regard — artistique et humain — capable de confronter beauté et tragédie, lumière et ombre. Aujourd’hui redécouverte à travers des expositions et publications, la vie de Germaine Kanova rappelle la puissance du photoreportage et la responsabilité du photographe comme passeur de mémoire.

autoportrait de Germaine Kanova, 1ère femme reporter de guerre de l'armée française. Photo prise à son studio de Londres en 1943
Autportrait de la photographe © Germaine Kanova (Germaine Sophie Osstyn)

Germaine Kanova, née Germaine Sophie Osttyn le 31 août 1902, possédait à Londres un studio photographique renommé où se pressaient les célébrités du monde entier.

Tampon du studio photo de Londres

Tampon du Studio au dos des portraits

Germaine Kanova félicitée par le Général de Gaulle

Devenue la photographe officielle des Forces Françaises Libres (FFL), Germaine n’a pas hésité à fermer son studio prospère pour venir en France et s’engager comme 1ère femme reporter de guerre au sein du Service Cinématographique des Armées (SCA). Passant des salons feutrés où elle recevait la noblesse londonienne, les artistes en vogue et les hommes politiques, à la boue dans laquelle elle rampait aux côtés des soldats.

Dans son livre d’or, le Général de Gaulle écrivait le 19 décembre 1942,

« A Madame Kanova, artiste notoire et bonne Française »

Dédicace du Général de Gaulles dans le livre d'or de Germaine Kanova

Dédicace du Général de Gaulle

Un comportement héroïque

Inconnue jusqu’à présent du grand public, Germaine Kanova a pourtant été une femme héroïque.

Germaine Kanova a reçu la Croix de Guerre avec étoile de bronze pour son courage et son sang-froid : « A participé aux opérations en Allemagne auprès du 2e bataillon de zouaves portés. […] Le 26 avril à Futzen, elle n’a pas hésité à venir jusqu’aux éléments engagés en premier échelon dans un combat très difficile et meurtrier pour y accomplir crânement sa mission. Par son courage et son sang-froid, a réussi à obtenir des documents cinématographiques d’un intérêt exceptionnel ».

Germaine Kanova entre dans le camp Vaihingen le 13 avril 1945, quelques jours à peine après sa libération, et y découvre l’horreur du système concentrationnaire nazi. Un « spectacle horrible et innommable » qui n’a cessé de la hanter et dont elle restera profondément affectée. Germaine avait rapporté de son long périple un drapeau nazi dont elle se servait de paillasson, et sur lequel, après-guerre, ses visiteurs étaient priés de s’essuyer les pieds.

Un article de presse d’octobre 1956, raconte Germaine Kanova :

«Ces quelques lignes ne peuvent pas vous faire connaître Germaine Kanova.

Pour la découvrir, il faut passer de longues heures auprès d’elle, l’écouter, admirer les milliers de photos qu’elle a prises.

Née à Boulogne-sur-Mer, elle consacre sa jeunesse au piano. Premier prix du Conservatoire, elle se marie et vit à Londres. Elle part pour Vienne et apprend la photo et le portrait d’art.

Elle voit, peu à peu, naître et se développer le rythme hitlérien.

Après l’Anschluss, elle passe 34 fois la frontière à skis, aidant les exilés.

C’est à nouveau Londres, puis de grands reportages en Egypte, en Grèce, Turquie.

A son retour, le monde entre en guerre. Aussitôt volontaire, elle s’occupe des enfants, les éloigne des points stratégiques.

Portraitiste, journaliste, elle vit avec les soldats de la France Libre en tant que photographe officiel du gouvernement de Londres.

Ses photos, plus de 2,000 prises sur les côtes d’Europe, aident les tacticiens du débarquement : carte de correspondante de presse signée Koenig et Eisenhower, elle suit toutes les phases du débarquement : Bayeux, Arromanches ! ! !

Le 31 août, jour de son anniversaire, elle retrouve sa famille puis part pour Paris. Elle est ensuite à Rodez, à la Pointe de Grave aux côtés des Polonais des poches, dans le maquis de la Dordogne, Tous les journaux s’arrachent ses photos.

Avec Leclerc, elle entre à Strasbourg et réalise le plus émouvant reportage de sa vie : « La première leçon de Français dans les écoles d’Alsace ». Pour le ministère de la Guerre et les services cinématographiques de l’armée, elle part avec Leclerc, abandonnant à la Croix-Rouge Française ses droits d’auteur.

Puis, c’est un périple avec de Lattre, le 2e zouaves : c’est ensuite le Rhin, l’Allemagne, la Pologne, le Struthof, Dachau, Vaihingen, Auschwitz, Buchenwald.

Vous avez tous vu les photos de Germaine Kanova dans « Nuit et Brouillard ».

Jamais sa signature n’apparaît. Pourtant, c’est elle qui était là, qui filmait des fresques de cadavres nus, ces enfants mutilés, ces hommes décharnés, avilis, ces yeux de bêtes peureuses, la famine, les souffrances, le crime abject des sauvages aryens.

Pour une femme, cette vision était effrayante.

Le cauchemar n’est pas oublié : lorsque ses amis du tout Paris théâtral, cinématographique, littéraire, musical, viennent la voir, elle leur montre ces documents d’horreur que bien des hommes devraient méditer.

Puis, ils parlent cinéma, car Germaine Kanova est photographe de publicité.

C.B. »

Article de journal de 1956 - Parcours de la photographe Germaine Kanova

Germaine est décédée le 27 janvier 1975 et, pendant 50 ans, ses archives dormaient dans des cartons d’un grenier familial.

Une découverte d’une exceptionnelle qualité qui sera prochainement dévoilé.

Vous pouvez consulter une partie des archives de ses photos de guerre sur le site de l’ECPAD.

Karine Bourgain – 31 octobre 2024

 

FAQ : Germaine Kanova

À qui s’adresse ce livre ?
  • Passionnés d’histoire et de Seconde Guerre mondiale

  • Amateurs de photographie documentaire

  • Chercheurs et étudiants intéressés par le photojournalisme de guerre

  • Toute personne souhaitant découvrir le regard d’une photographe sur la période de guerre

  • Photographe
Que contient le livre ?

Une sélection de photographies prises par Kanova pendant la guerre, avec légendes et contexte historique pour chaque image.

Pourquoi ce livre est-il intéressant ?

Il offre un témoignage visuel direct de la période de guerre, permettant de comprendre l’expérience des civils et des militaires à travers l’objectif d’une photographe pionnière.

Pourquoi découvrir ce livre ?

Ce livre met en lumière la contribution de Germaine Kanova à la photographie de guerre, offrant un regard féminin unique sur la Seconde Guerre mondiale et la Libération. Il constitue une ressource précieuse pour tous ceux qui souhaitent explorer la guerre à travers le regard d’une femme, photographe de terrain.

GERMAINE KANOVA

PHOTOGRAPHE DE GUERRE

Editeur ECPAD. Parution le 12 mars 2026

Prix indicatif : 30 €
Prix constaté au moment de la rédaction.

Fédération française des Métiers de l'image

Fédération Française de la Photographie et des Métiers de l’Image.

« C’est véritablement utile puisque c’est joli. » Antoine de Saint-Exupéry